Mavic Pro – réussir à crasher un drone, c’est triste

Il faut que je vous confie ma honte: J’ai réussi à crasher un Mavic Pro, le drone pliable de DJI.

Je l’ai reçu juste avant que les règles ne deviennent beaucoup plus strictes pour faire voler un drone au Canada. J’ai attendu d’être dans le Lanaudière, chez mes parents qui habitent sur le bord d’un lac pour le faire voler.

J’ai pris quelques photos dans une première session de vol, mais je me familiarisais surtout avec les commandes (et découvrir que des cartes micro SD rapides sont nécessaires pour enregistrer des vidéos!). J’ai été prudent, mais vraiment impressionné par la stabilité (le drone reste sur place quand on lâche les commandes, malgré le vent léger) et l’autonomie (une vingtaine de vraies minutes de vol).

Le lendemain matin, j’ai été plus ambitieux: je l’ai fait voler plus haut, plus vite, et j’avais en tête de prendre des photos de la maison de plusieurs angles… Et j’ai fait une erreur de pilotage. Le drone était un peu trop près d’un arbre, il y a eu une rafale. Et si la détection des obstacles est excellente devant et en dessous, les branches au-dessus n’ont pas été détectées.

Le drone s’est transformé l’espace d’un instant en weed-eater de branches volant… Et il est tombé brusquement sur de l’asphalte, juste à l’extérieur d’un grand terrain gazonné (évidemment).

Une hélice s’est désintégrée, la coque qui protège la caméra aussi.

La honte.

J’aurais pu me contenter d’acheter les pièces de rechange (la coque coûte 15,99 CAD, les hélices 13,99 CAD). Mais comme je devais retourner le drone à la compagnie (est-ce que DJI va me pardonner un jour?), j’ai envoyé le drone au service de réparation, très efficace: on crée un bon de retour, et on envoie le drone à la compagnie. Quelques jours plus tard, je recevais une facture de… 224 USD. C’est élevé, mais c’est quand même raisonnable pour une mise au point (« remise à neuf ») d’un drone de 1400$. Bon à savoir si jamais changer les pièces ne suffit pas à réparer son appareil! On trouve aussi sur le site des points de service recommandés; il en existe probablement d’autres.

Ça m’apprendra a être cowboy avec les drones.

Sérieusement, j’aurais aimé faire beaucoup plus de vues aériennes (il faut penser à l’angle de la caméra, à la position et à l’altitude du drone – et ne pas ignorer les arbres!). Et c’est fou qu’on puisse faire ça avec un drone qui tient dans un sac à dos…

P.

Gizmodo aime aussi beaucoup le Mavic Pro.