Instax Square SQ10 hybride – développement instantané …ou pas!

L’inconvénient qui fait le charme des appareils à développement instantané, c’est qu’en appuyant sur le déclencheur on obtient une photo. Est-ce que le cadrage était bon, est-ce que tout le monde souriait? On ne le sait qu’une fois que la photo est complètement développée. Pour chaque photo réussie, on doit habituellement en jeter quelques-unes…

Mais plus maintenant. L’Instax SQ10 est un appareil à développement instantané avec un mode Manuel, qui laisse voir les photos dans l’écran avant de les développer. Il faut activer le petit interrupteur sur le côté – par défaut, l’appareil est en mode Auto, qui prend une photo tout de suite. J’ai dû me référer au manuel – je croyais que le bouton « Auto » et « Manuel » faisait référence aux réglages avancés de l’appareil.

Économie de film

Choisir d’imprimer ou non les photos change complètement la donne – la fin des erreurs à plus d’un dollar quand on prend une photo floue ou ratée. On peut ajouter des filtres pour rendre ses photos plus impressionnantes, style Instagram.

Et ce n’est pas la seule chose qui rappelle Instagram: l’appareil utilise un nouveau film de format carré, de la même hauteur que le film Instax Mini, mais plus large. La partie exposée de la photo fait 2,4 pouces par 2,4 pouces. Les films ne sont pas compatibles…

Les photos sont sauvegardées

Selfie avec le SQ10 de Fujifilm

Autre changement: fini la magie du moment capturé puis envolé. Les photos prises avec le SQ10 sont sauvegardées sur une carte mémoire micro SD. On peut donc les modifier ou les réimprimer au besoin, puis les partager sur les réseaux sociaux, une fois de retour à la maison (ou en glissant la carte mémoire dans son téléphone Android).

Attention aux erreurs de manipulations: j’ai réimprimé une photo par mégarde alors que je voulais l’effacer. La combinaison d’une molette et de boutons n’aide pas à se retrouver dans les fonctions de l’appareil (qui sont pourtant simples)! La position des boutons principaux n’est pas idéale pour prendre des selfies. De plus, un bouton sert de déclencheur, et un autre sert à changer le mode de prise de photos. Qui va souvent passer du mode Standard à « double exposition » et « mode longue exposition », assurance de photos ratées sauf en de très rares circonstances? On peut désactiver le bouton – comme si on se doutait que ce n’était pas une très bonne idée au départ!

Autre décision de design particulier: on allume l’appareil en tournant l’anneau autour de l’objectif.

C’est un gros appareil, qui ne se glisse pas dans une poche arrière, ni même une poche de manteau. Il faut prévoir un sac pour le transporter.

Le SQ10 ne remplacera pas un appareil photo ou même la caméra de son téléphone: les photos ne sont que de 1920 par 1920 pixels – moins de 4 mégapixels. En comparaison, le iPhone 7 et le Galaxy S7 prennent des photos de 12 mégapixels!

Et combien coûte le SQ10? Environ 370 CAD. C’est vraiment cher, surtout qu’il faut payer autour d’1,50 CAD par photo développée par la suite. Mais si on compte s’en servir souvent, on va économiser beaucoup en évitant les photos ratées…

Comparez avec l’imprimante connectée Instax Share SP-2, qui imprime les photos d’un téléphone

P.